From DRC to the UN: A plea to pay attention to ground realities

Written by jbee on September 24th, 2009

Jeanne Nzuzi Nsamba, from the Democratic Republic of Congo, waiting to make her speech outside the formidable network of checkpoints and maze of police that has the entire area around the United Nations in lock down; and reading her speech in the Trusteeship Council room at the UN

The highpoint for all of us was an afternoon rush uptown (after a rich and full morning session) to accompany Jeanne Nzuzi to her speaking engagement at an event co-hosted by the presidents of Finland, Tarja Halonen, and Liberia, Ellen Johnson Sirleaf. This meeting was convened in the UN Trusteeship Council room to convey and renew the important commitments made at the Liberian colloquium in March 2009 on implementing SCR 1325 and addressing climate change. Other speakers included Paul Kagame, President of Rwanda; and Wangari Mathai, environmental activist and founder of the Green Belt movement.

Jeanne was agonizing over and finalizing her speech till the very last minute and all of us were excited…nervous…energized…with sweaty hands…waiting for her soft, firm voice to come on over the microphone as we listened to the speakers before – from governments and civil society – make their commitments towards enabling and strategizing around women’s participation and protection from sexual violence. Then, finally it was her turn.

Her eloquent and strong speech follows (in French):
Excellence, Mesdames les présidentes des républiques sœurs du Liberia Madame Ellen Johnson Sirleaf et Tarja Halonen de Finlande, Monsieur le Président de la République du Rwanda Monsieur Paul Kagame.

Mesdames et Messieurs,
Je réponds au nom de Jeanne Nzuzi Nsamba et je représente le Réseau Femme et Développement de Kinshasa basé en République Démocratique du Congo. Nous prenons la parole du haut de cette tribune au nom de la communauté de pratique pour la consolidation de la paix.Nous saisissons de l’occasion pour remercier les présidentes Ellen Johnson Sirleaf et Tarja Halonen pour avoir organisé le Colloque International  sur la résolution 1325 du conseil de sécurité tenue du  7 au 09 mars 2009 a Monrovia.

A l’issue des séances de travail sur la résolution 1325 du conseil de sécurité des Nations Unies sur la paix et la sécurité tenue à Monrovia du 07 au 09 mars 2009, les participants ont fait  une déclaration  axée sur 5 points.

Nous, membres des associations féminines pensons que ces recommandations sont importantes pour nous.

  1. Concernant la représentation et la participation des femmes dans les mécanismes de prise de décisions à tous les niveaux. Nous sommes convaincus que les efforts pour la consolidation et le maintient de la paix auraient du succès si la femme est complètement impliquée en toute légalité. Cela ne serait effectif que si la femme est partie prenante  dans les négociations du maintient de la paix et de la sécurité. De ce fait, sa représentation aux postes de décision est une nécessite et un droit.
  2. Dans le combat  mené par les femmes. Les leaders des associations féminines font un travail de renforcement de capacités du leadership féminin à côté de celui de la lutte contre la pauvreté incluant le programme de formation et d’apprentissage.
  3. Concernant les opérations de maintient de la paix. Les associations féminines sont convaincues que la lutte contre les violences sexuelles est fonction de la paix. Cela fait appel à une sensibilité en genre au sein du personnel des Nations Unies à tous les niveaux ainsi qu’au niveau national. Pailleurs,  les enfants nés des viols rejetés et vivant dans la stigmatisation constituent une bombe à retardement pour nos pays meurtris par la guerre et frappés par la crise économique. Nous pensons que leur prise en charge effective peut pallier aux conséquences néfastes.
  1. Concernant le Désarmement, la Démobilisation, la Réintégration, le Réinstallation et le Rapatriement(DDRRR). L’implication de la communauté dans l’accueil des enfants et adultes a accéléré la fin des hostilités.  Ajouté à cela la recherche familiale avec le concours des réseaux de protection de l’enfance impliqués dans la réinsertion des enfants. Nous soulignons aussi le plaidoyer pour la prise en compte des filles et des femmes prises comme femmes associées aux groupes et aux forces armées prises comme esclaves sexuelles, cuisinières et gardiennes de fétiches appuyées à travers des programmes et projets spécifiques.

Aussi, la justice doit jouer son rôle car l’impunité qui règne dans nos pays fragilise nos efforts dans la sensibilisation sur la lutte contre les violences sexuelles. Les victimes dénoncent en vain leurs viols sans que la justice leurs soient rendues.

  1. Concernant les plans nationaux 1325 et 1820. Nous pensons qu’ils sont l’émanation des réflexions de la société civile avec une forte participation des associations féminines. Il est de ce fait, une occasion pour incorporer les agendas des femmes dans les textes nationaux qui seront suivis et évalués par elles. Nous remercions les pays qui ont déjà mis en place le plan d’action national 1325 et nous invitons les autres à faire de même.

Excellences Mesdames  les présidentes chers participantes,
Les points suivants non abordés par cette déclaration suggérées par les associations féminines peuvent faire être pris en compte, il s’agit de :

  • La protection de la femme et de la fille qui dénoncent le viol et aussi celles qui participent sur la table de négociation nous profitons de l’occasion pour saluer la mémoire de nos collègues morte durant les négociations ;
  • Que des mesures urgentes soient prises pour la réhabilitation des structures judiciaires ainsi que la restructuration de l’armée et de la police ;
  • Que le rôle de la mission de la paix des Nations Unies ne se limitent pas à l’observation mais aussi à s’interposer pour l’intérêt de nos communautés.
  • Que les associations féminines soient impliquées dans la proposition des procédures des lois internationales et nationales à soumettre au parlement à qui nous demandons d’urgence dans l’analyse et la promulgation des ces dernières.
  • Que les rapatriements des refugiés se fassent en observant les dispositions de droits de l’homme.
  • Prévoir un appui psycho-médical et économique aux femmes victimes des violences sexuelles.
  • Que la gratuite de l’école primaire et un bon programme de formation professionnelle de fille soient assurés.
  • Que les personnels de maintien de la paix ne se livrent pas aux activités de trafique des minerais.
  • Enfin nous souhaitons une bonne coordination des actions à tous les niveaux et de tous les acteurs de terrain peut faciliter la mise en place d’une base de donnée fiable.

Nous participants au colloque de Monrovia et membres des associations féminines attendons avec impatience l’adoption à la fin du mois de Septembre 2009 d’une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité pour la mise en application de la résolution 1820 et reconfirmation de la résolution 1325.

Je vous remercie.
Jeanne Nzuzi Nsamba Présidente du Réseau Femme et Développement de Kinshasa République Démocratique du Congo.J

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